Printemps-été 2009:
Tous les défilés
Je vaguabonde dans les rues étroites telle une poupée démanchée. Je pourrais marcher inlassablement les yeux bandés. Le chemin ne me fait plus peur. Les rues rétrécies s'étirent vers un ciel funeste. Les trottoirs sont inondés. Il pleut. Il pleut de tristesse, de désespoir, de désolation. Comme pour nous braver, le ciel nous crache à la gueule. Je m'égare entre les caniveaux qui dégoulinent de mélancolie. Les gens rabattent la tête, fanatiques, nébuleux, ternes. Indifférence? Amertume. C'est la nuit, les ténebres.
A croire qu'il ne fait jamais jour ici...
Ne jamais baisser les armes, même si la lutte semble perdue d'avance.
RESISTONS !
Tous les com' sont rendus